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Ma maison du Lot : les premières cloisons montent et je replonge dans l'électricité

Une semaine de plus dans ma maison du Lot. On a monté les premières cloisons du deuxième étage (rails et montants en 70, isolant phonique et bande de désolidarisation pour couper les bruits) et j'ai enfin replongé dans l'électricité : pose des premiers appareillages, puis raccordement des deux grosses boîtes de dérivation de l'étage, une trentaine de circuits chacune. Au moment de rebrancher, tout s'est allumé comme prévu, grâce au repérage fait des mois plus tôt.

Ma maison du Lot : les premières cloisons montent et je replonge dans l'électricité

Encore une semaine dans ma maison du Lot, une de plus qui n’a pas été de tout repos. Le deuxième étage a franchi un cap que j’attendais depuis un moment. On a commencé à monter les premières cloisons, celles qui vont enfin découper ce grand plateau en pièces. De mon côté, j’ai retrouvé l’électricité, des mois après y avoir tiré les câbles. Deux sujets très différents dans la même semaine, mais qui racontent la même histoire : cet étage commence pour de bon à ressembler à un lieu de vie.

Les premières cloisons du deuxième étage montent

Après des semaines à tourner autour de ce plateau vide, ça fait quelque chose de poser les premiers rails au sol et de voir les montants se dresser à la verticale. Le plan de l’étage était arrêté depuis le début, quatre chambres, une salle de douche et des WC, mais il n’existait que sur le papier. Là, il commence à prendre une forme qu’on peut toucher.

Pour ces cloisons, j’ai choisi de partir sur des rails et des montants en 70 plutôt que sur du plus fin. La raison est simple : plus le montant est large, plus la cloison est épaisse, plus il y a de place à l’intérieur pour glisser de l’isolant. Or entre des chambres et une salle de douche, l’isolation phonique n’est pas un luxe. J’ai donc rempli toute cette épaisseur avec un isolant Isover de la gamme Phonic, en 70 lui aussi, du Saint-Gobain. Rien d’obligatoire là-dedans, mais c’est le genre de choix qu’on ne regrette jamais une fois qu’on dort de chaque côté du mur.

Sur l’implantation, en revanche, je n’ai rien laissé au hasard. Chaque rail au sol et chaque montant a été ajusté au laser, pour une précision au millimètre et un aplomb parfait. Ça peut paraître pointilleux à ce stade, mais un montant qui part de travers, c’est tout ce qui vient ensuite qui s’en ressent : les plaques, les portes, les finitions. Autant partir parfaitement droit dès la première ligne.

Les premiers rails et montants en 70 des cloisons du deuxième étage, avec l'isolant Isover Phonic Les premiers rails et montants en 70 posés au deuxième étage, prêts à recevoir l’isolant Isover Phonic. Le plan des futures chambres commence enfin à se dessiner.

Une bande de désolidarisation pour couper les bruits

Il y a un petit geste, invisible une fois la cloison montée, auquel je tenais particulièrement : la désolidarisation. Concrètement, sous chaque rail posé sur le plancher OSB, j’ai glissé une bande de fibre de bois d’environ un centimètre.

L’idée, c’est d’éviter que la cloison soit en contact rigide avec le plancher. Une cloison collée directement au sol, c’est une cloison qui transmet tout : les pas à l’étage, une porte qui claque, un choc contre une paroi. Ce sont les bruits solidiens, ceux qui voyagent par la matière plutôt que par l’air. Et ils se moquent bien de l’isolant qu’on met dans la cloison. La bande de fibre de bois vient s’intercaler entre les deux pour amortir ces vibrations. La cloison n’est plus mécaniquement liée au plancher, donc le bruit a beaucoup plus de mal à passer d’une pièce à l’autre.

La bande de désolidarisation en fibre de bois glissée sous le rail, sur le plancher OSB La bande de désolidarisation en fibre de bois glissée sous le rail, entre la cloison et le plancher OSB. Un centimètre qui coupe la transmission des bruits vers la structure.

Le retour à l’électricité : les premiers appareillages

En parallèle des cloisons, j’ai retrouvé avec plaisir mon terrain de prédilection. J’ai posé les premiers appareillages de l’étage : les prises, les boutons poussoirs du palier, l’éclairage central des chambres et les appliques de tête de lit avec leurs interrupteurs. Rien de spectaculaire vu de l’extérieur, mais c’est le moment où l’étage passe du stade de câbles qui dépassent à celui d’une installation qui commence à ressembler à quelque chose.

Le palier, lui, je l’ai câblé avec un télérupteur commandé par trois boutons poussoirs. C’est ce qui me permet d’allumer et d’éteindre le même point lumineux depuis ces trois endroits sans tirer des va-et-vient à rallonge à travers tout l’étage. Sur un palier qui dessert quatre chambres, c’est de loin la solution la plus propre.

Raccorder les deux grosses boîtes de dérivation

Pour que tout ce petit monde s’allume vraiment, il restait l’étape que j’attendais depuis longtemps : raccorder les deux grosses boîtes de dérivation de l’étage. Ce sont elles qui centralisent tous les câbles tirés il y a plusieurs mois, à l’époque où le deuxième n’était encore qu’un plateau nu.

J’ai fait le choix de boîtes étanches à l’air, des Debflex Stop Air encastrées. Dans une maison qu’on isole sérieusement, ce n’est pas un détail : chaque boîtier noyé dans une paroi isolée est une petite fuite d’air en puissance. Une boîte étanche évite ces infiltrations qui grignotent l’isolation et laissent l’air passer là où il ne devrait pas. Autant le prévoir maintenant plutôt que de chasser les courants d’air une fois tout refermé.

Les deux grosses boîtes de dérivation de l'étage, gaines en attente, avant le raccordement Les deux boîtes de dérivation avant raccordement, toutes leurs gaines en attente. C’est ici que remontent tous les circuits de l’étage.

Et c’est là que j’ai mesuré, une fois de plus, la valeur du repérage. Quand on raccorde une boîte juste après avoir tiré les câbles, tout est encore frais, on s’y retrouve les yeux fermés. Mais y revenir plusieurs mois plus tard, autant dire qu’on a tout oublié. Sans étiquettes, j’aurais passé des heures à sonner chaque fil au multimètre. Là, chaque câble annonçait tranquillement son circuit et sa pièce de destination. Je le redis à chaque chantier : repérer plus que nécessaire, c’est le meilleur service qu’on se rende à soi-même.

Une trentaine de circuits par boîte, un après-midi de patience

Ce sont mes premières boîtes de cette ampleur, avec autant de monde à l’intérieur : une trentaine de circuits à raccorder dans chacune. À ce niveau, il n’y a pas de recette miracle, juste de la patience. On prend son temps, on avance méthodiquement, on vérifie deux fois plutôt qu’une avant de refermer.

Le raccordement en cours : les gaines sorties du mur et rentrées dans la boîte pour dégager de la place Le raccordement en cours. Je commence par sortir les gaines du mur pour les faire entrer dans la boîte et me dégager de la place avant de connecter.

Ma méthode a été la même du début à la fin : sortir d’abord les gaines du mur pour les faire entrer dans la boîte et gagner de la place, puis raccorder circuit par circuit en contrôlant au fur et à mesure. Résultat, il m’a fallu un après-midi entier pour venir à bout d’une seule boîte.

La boîte de dérivation terminée, propre et soigneusement repérée La boîte terminée, propre et repérée. Chaque circuit est identifié, prêt à être retrouvé dans dix ou vingt ans.

Un après-midi entier pour une seule boîte. Mais au moment de remettre sous tension, tout s’est allumé comme prévu : les appliques de tête de lit, l’éclairage central, les prises, le palier. Après des heures le nez dans les fils, c’est le résultat qui valide toute la rigueur du repérage.

La lumière de tête de lit allumée dans une des chambres Le premier éclairage qui s’allume dans une chambre : l’applique de tête de lit. Une petite lumière qui récompense un gros après-midi de raccordement.

Dans ces deux boîtes, j’ai fait remonter toutes les alimentations dont l’étage a besoin : deux circuits d’éclairage, deux circuits de prises, celui de la VMC et deux circuits de radiateurs.

Pour les électriciens qui passent par là, voici le détail des sections et des protections de chaque circuit :

  • Éclairage : câble en 3G1,5, protégé par un disjoncteur 10 A.
  • Prises : câble en 3G2,5, protégé par un disjoncteur 16 A.
  • VMC : câble en 3G1,5, protégé par un disjoncteur 2 A.
  • Radiateurs : câble en 3G2,5, protégé par un disjoncteur 20 A.

Pourquoi centraliser autant dans une seule boîte ?

On peut se demander pourquoi concentrer autant de connexions au même endroit plutôt que de les disperser. Pour moi, la réponse tient en un mot : la tranquillité. Tout centraliser, c’est réduire les risques de panne et, surtout, pouvoir les localiser en quelques minutes le jour où quelque chose cloche. Toutes les prises, tous les éclairages, tous les interrupteurs de l’étage remontent dans ces boîtes, avec les alimentations qui vont avec.

Le jour où un circuit fera des siennes, je saurai exactement où regarder. Tout se joue là, dans la boîte, pas éparpillé derrière des plaques fermées aux quatre coins de l’étage. Pour une installation qu’on veut pouvoir entretenir et faire évoluer pendant des décennies, ça change tout.

Et maintenant ?

Cette semaine marque un vrai tournant. Le deuxième étage n’est plus seulement câblé. Il commence à se cloisonner et ses premiers appareillages s’allument. On sent qu’on se rapproche du moment où on pourra réellement y vivre.

Il reste évidemment du chemin : monter le reste des cloisons, poser les plaques, avancer vers la salle de douche et les WC qui nous permettront d’emménager là-haut. Mais après tous ces mois à préparer le terrain, voir les cloisons se dresser et l’électricité répondre, ça donne un sacré coup de motivation pour la suite.


Les autres étapes de ce chantier : premiers pas dans la rénovation électrique, les combles, la plomberie et la VMC et le grand point d’étape de l’été.

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